Prix étudiant SFIP

LE PRIX ÉTUDIANT SFIP 

Créé en 2017, le PRIX ÉTUDIANT SFIP récompense les travaux de recherches d’un étudiant ayant soutenu une thèse dans le domaine des polymères
(thermoplastiques, thermodurcissables, composites) et relatif aux matériaux, aux procédés ou aux applications.

Le fonctionnement du PRIX

Ce prix concerne les étudiants dont la soutenance de thèse sera effectuée dans l’année universitaire en cours.
Le dossier de candidature sera examinée par un jury de professionnels issu du Directoire de la SFIP. Le Jury fera une première sélection sur dossier et les candidats pré-sélectionnés seront invités à venir présenter leurs travaux auprès du Jury. 

La remise du Prix a lieu en automne, lors d’un congrès SFIP.

L’édition 2022 – Composition du Jury

 

Les anciens Lauréats du PRIX – Que sont-ils devenus ?

Retrouvez ici quelques témoignages des anciens Lauréats du Prix Etudiant SFIP

Lauréat 2017 – Adrien DEMONGEOT

Adrien Demongeot est aujourd’hui chercheur associé à l’Institut de Nutrition R&D de l’EHL. Il est diplômé en 2012 de l’école d’ingénieur ESPCI Paris et en 2013 d’un master en physico-chimie des matériaux de l’Université Pierre et Marie Curie . En 2016, il présente avec succès son doctorat en science des polymères à l’Université Pierre et Marie Curie qu’il a effectué sous la direction du Dr. François Tournilhac au sein du laboratoire Matière Molle et Chimie de l’ESPCI Paris dirigé par le Pr. Ludwik Leibler. Il a reçu le prix étudiant SFIP pour son travail de doctorat portant sur la réticulation de polyester industriel par extrusion réactive en utilisant la chimie zinc-époxy-vitrimère. De 2017 à 2021, il a travaillé à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en tant que collaborateur scientifique au sein du laboratoire de mise en oeuvre de composites à haute performance dirigé par la Pr. Véronique Michaud. Il a notamment participé à l’élaboration de caoutchoucs pour les structures ferroviaires, au développement de nouveaux plastiques à base de biomasse et au recyclage des bouteilles en PET par impression 3D. En 2021, il décide d’allier ses recherches et sa passion pour la cuisine en rejoignant l’EHL Hospitality Business School au sein de l’Institut de Nutrition R&D où chefs cuisiniers et scientifiques intègrent expertise culinaire et recherche scientifique pour développer le futur de l’alimentation: des plats sains, durables et savoureux.
Ses intérêts de recherche tournent autour de l’exploration de la matière molle : rhéologie, texture et transformation. Il est aujourd’hui particulièrement intéressé par la façon dont la Haute Cuisine peut être illustrée avec des principes issus de la chimie, la physique, la biologie et l’ingénierie.

Lauréat 2018 – Pierre Furtwengler

« En 2011 j’ai intégré l’École Européenne de Chimie Matériaux et Polymères (ECPM) à Strasbourg. Au cours de ces trois années de cycle ingénieur je me suis spécialisé dans le domaine des matériaux polymères et polymères biosourcés. À l’issu de mon stage de fin d’études réalisé chez EDF sur la conception de membranes polymériques à architecture 3D pour les batteries de véhicules électriques j’ai décidé de poursuivre mes études et de m’orienter vers une thèse. Pour le choix de ma thèse j’ai décidé de conserver quelques lignes directrices à savoir : la chimie les polymères, les polymères d’origine renouvelable, un sujet de recherche applicative avec une orientation industrielle pour conserver une cohérence avec mes études d’ingénieur à l’ECPM.

J’ai commencé en 2014 une thèse au sein de l’institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES) à Strasbourg portant sur la synthèse de polyols biosourcés à base d’un sucre, le sorbitol destiné à la formulation de mousse polyuréthane et polyisocyanurate d’isolation pour le bâtiment. Cette thèse était soutenue par deux industriels français : Tereos et Soprema. Partant ainsi d’une feuille blanche j’ai pu synthétiser différents polyols polyester à partir du sorbitol. Ces polyols ont ensuite pu être utilisés dans la formulation de mousse polyuréthane dans un premier temps puis dans la formulation de mousses polyisocyanurate plus isolante. L’avantage a été de synthétiser des polyols dont les architectures macromoléculaires étaient directement optimisées pour les formulations de mousses isolantes, permettant ainsi d’obtenir rapidement des mousses présentant les propriétés désirées. Au cours de cette thèse, j’ai eu la chance de pouvoir réaliser des essais à l’échelle pilote en usine notamment grâce aux moyens industriels apportés par Tereos et Soprema. À l’issu de ces travaux, j’ai obtenu mon doctorat début 2018 et j’ai eu la chance la même année d’être lauréat du prix étudiant SFIP.

Suite à cette thèse, j’ai travaillé en CDD sur un projet de maturation de thèse supporté par la SATT Conectus Alsace afin d’élargir les débouchés industriels de mes produits de thèse. Nous nous sommes ainsi penchés sur la question des mousses polyuréthane souples destinées à l’industrie des matelas. Puis fin 2018 j’ai quitté mon CDD pour rejoindre le Groupe Renault en CDI.

Je suis entré chez Renault en tant que pilote fonction au sein de l’équipe dédiée au polymères et fluides techniques basée à Guyancourt dans le centre de Recherche et Développement (R&D) du groupe, le Technocentre. Mes missions initiales consistaient à faire de la préconisation de matériaux techniques pour les circuits de refroidissement, des analyses de défaillances et j’étais également en charge des liquides de refroidissement. Continuant d’évoluer au sein de cette équipe et de la filière expertise du Groupe Renault j’occupe maintenant le poste de référent polymères techniques sans pour autant perdre mes missions de préconisations et développement des liquides de refroidissement (véhicules thermiques, électriques, hydrgènes) ainsi que le pilotage de fonctions tel que le circuit de refroidissement et d’admission d’air par exemple. »

 

Lauréat 2019 – Maxime LACUVE

« J’ai réalisé une prépa PC avant d’intégrer sur concours le département de chimie de l’ENS Cachan en 2011. C’est une formation en physico chimie de la matière. J’ai réalisé un double diplôme d’ingénieur avec l’ENSCParis  ainsi qu’un master 2 recherche à l’Université de Jussieu pour me spécialiser dans la science des polymères. J’ai réalisé une thèse CIFRE avec EDF R&D sur l’influence de l’eau sur la dégradation de câble pour le réseau de distribution. C’est une thèse très expérimentale avec quelques notions de simulation. Pour approfondir ce point, j’ai réalisé un CDD d’un an et demi à l’IFPEN à Rueil Malmaison sur la simulation multiphysique de gaz dans des flexibles pour application pétrolière.

Grâce à ses deux expériences, j’ai pu intégrer le centre de recherche de Nexans (basé à Lyon) en qualité d’ingénieur R&D en mai 2021. Je suis actuellement en charge d’un projet qui vise à améliorer les modèles de prédictions de durée de vie et la quantification d’un état de dégradation des câbles et accessoires afin de développer notre solution d’asset management. »

Lauréat 2020 – Ilan RAPHAEL

 « Après des études d’Ingénieur à l’École Centrale de Lille, complétées d’un Master Recherche, j’ai poursuivi mon parcours avec une thèse CIFRE. Mes travaux portaient sur l’endommagement en fatigue d’un matériau composite utilisé pour l’allègement des véhicules automobiles (le polyamide 6.6 renforcé de fibres de verre courtes). La thèse était co-dirigée par Nicolas SAINTIER de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers, Lucien LAIARINANDRASANA de l’Ecole des Mines de Paris et Gilles ROBERT de Solvay (DOMO depuis 2020).

Ce travail nous a permis de mettre en avant un nouveau scénario d’endommagement de ce matériau, directement lié à sa microstructure, grâce à des observations expérimentales au synchrotron et en microscopie électronique. Ma thèse comprenait également un volet théorique qui nous a conduit à proposer un modèle de calcul de durée de vie précis pour un large spectre de configurations (fréquence de sollicitation, température, anisotropie, rapport de charge, etc.).

J’ai soutenu ces travaux en décembre 2019 et j’ai eu la chance de les voir récompensés du Prix Étudiant SFIP en septembre 2020 !

Suite à ma thèse, j’ai travaillé dans une start-up à la conception, au prototypage et à la certification de ballons destinés au vol stratosphérique habité. Cela m’a permis de découvrir de nouveaux domaines, notamment grâce à ce que le doctorat m’a appris de plus précieux : savoir s’appuyer sur ses connaissances et rechercher dans l’état de l’art pour monter en compétence rapidement sur de nouvelles problématiques.

Après deux ans, j’ai changé de poste pour rejoindre l’équipe de Capillum, une petite entreprise innovante avec un projet ambitieux : construire la première filière de recyclage des cheveux ! Mon poste me conduit à bâtir les axes de Recherche et Développement pour valoriser cette fibre naturelle hors-normes aux applications variées telles que :

– la protection des sols cultivés, permettant ainsi une limitation de l’arrosage nécessaire et une diminution de l’usage d’engrais.

– l’adsorption d’hydrocarbures pour la dépollution des eaux et des sols.

– l’extraction et travail de la kératine, protéine composant à 95% la fibre capillaire.

Nos partenaires académiques et coopérants industriels sont donc essentiels pour explorer ces domaines spécifiques et passer du concept à des produits certifiés, performants et durables !  »

 

Un grand merci à tous ces anciens Lauréats pour leur témoignage !